04 novembre 2009
"Souffrances animales : où passent nos lignes jaunes ?"
Une excellente vidéo :
http://www.l214.com/arret-sur-image-bidoche
A voir absolument.
07 octobre 2009
Usines à chiots, chenils et animaleries
Au Québec, des
centaines d'éleveurs se "spécialisent" dans la production massive de
chiens. Des milliers de chiots naissent chaque année dans des 
élevages
surpeuplés et insalubres. La moitié de ces animaux sont vendus au Québec, les
autres sont expédiés aux États-Unis et dans divers endroits du Canada.

À travers le Québec, des centaines de
personnes opèrent des usines à chiots. Presque toutes les usines d'animaux
sont des endroits insalubres où les chiens ne sont pas nourris à heures régulières
et où plusieurs n'ont même pas accès à de l'eau. Le seul motif de leurs
mauvais traitements est le profit.
Certains producteurs peuvent élever jusqu'à 70 races de chiens à la fois. Ils font souvent affaire avec d'autres éleveurs, ou importateurs et exportateurs, vendeurs intermédiaires, courtiers, vendeurs de rue, de marchés aux puces. Leur identité n’est pas connue, ou partiellement connue, et les ventes sont conclues en argent liquide. D'autres producteurs vendent leurs chiots en publiant une annonce dans le journal ou sur Internet. Ils rencontrent alors un acheteur potentiel à un endroit quelconque, qui peut aussi bien être le stationnement d’un centre d’achats ou un parc. De " faux papiers " signés par des vétérinaires " fictifs " affichent leur parfaite santé.
Plusieurs chiots
souffrent de coccidiose ou de divers virus, très fréquents dans ces usines.
Pendant les 10 premières semaines de la vie d'un chiot, la propreté est
pourtant extrêmement importante pour lui permettre de se développer en santé.

Situés soit à
l'intérieur d'un bâtiment, soit à l'extérieur, ces hangars ou entrepôts
peuvent contenir plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de cages, empilées
les unes sur les autres. Les excréments et l'urine tombent souvent dans les
cages du dessous. Ces endroits sont rarement chauffés en hiver et durant l'été
la chaleur y est suffocante.
Vers l'âge de 5 mois, on enferme
une chienne dans une petite cage de métal, de bois ou de plastique où elle
passera toute sa vie. Puis, lorsqu'elle débute ses chaleurs, elle est accouplée
avec un mâle provenant de la même usine ou d'une usine semblable à la sienne.
Environ 60 jours plus tard, elle donne naissance à ses chiots. S'il s'agit d'un
grand établissement, la mère mettra bas à même le sol grillagé de sa cage.
Mis à part les élevages à grande échelle, il existe aussi des élevages plus
petits ou en milieu «familial». Dans ce genre d'élevage, une ou plusieurs
chiennes reproductrices peuvent être détenues de diverses façons: en box, bac,
boîte en plastique, cage de transport, en liberté à l'intérieur d'une résidence
ou encore dans un enclos extérieur. Dans tous les cas, afin d'éviter tout
frais superflus au propriétaire, la chienne et ses chiots ne bénéficient
d’aucun suivi vétérinaire.

Le Transport des Chiots
Quand
les petits atteignent l'âge de 3 semaines, parfois même plus jeunes, ils sont
retirés à leur mère.
Les chiots sont placés dans des
cages de transport empilées les unes sur les autres, à l'intérieur d'un
camion qui peut parcourir des milliers de kilomètres. Été comme hiver, sans
chauffage ou ventilation, sans eau ni nourriture, les chiots arrivent à un
entrepôt où un préposé se charge de retirer ceux qui n'ont pas survécu au
voyage, puis il fait le tri par race. Les survivants sont embarqués à nouveau
dans un autre camion qui les livre dans diverses animaleries de la province.

La Mise en Vente
Une fois parvenus à destination, les chiots
sont lavés et parfumés afin qu'ils aient l'air attrayant lorsqu'ils seront
exposés dans une vitrine de magasin. La majorité de ces chiots sont tatoués
à l’oreille et ils possèdent tous des documents qui certifient la «pureté»
de leur race - documents vétérinaires falsifiés par certains vendeurs peu
scrupuleux.
S'il arrive que des chiots malades soient soignés
par des vétérinaires, d'autres ne le sont pas car cela reviendrait trop cher
au propriétaire de l'animalerie. On les laisse donc mourir. Pour les
autres, l'avenir est incertain: plusieurs d'entre eux, traumatisés par la perte
de leur mère, les longs transports et le manque de soins souffriront de divers
problèmes émotionnels et auront du mal à s'adapter. Séparé trop tôt de sa
mère, un chiot, privé en plus de contact humain, peut devenir associable. Il
ne s'entend pas avec les autres chiens et n'est pas toujours "gentil" envers les
jeunes enfants. Ces chiots nécessiteront beaucoup d'efforts de la part du maître
et plusieurs ne parviendront pas à s’en occuper convenablement. Si certains
chiots ont la chance d'être adoptés par des gens soucieux et prêts à les
faire soigner et leur consacrer le temps et la patience nécessaires à leur
adaptation, d’autres finiront rapidement dans un refuge, un chenil ou seront
à nouveau vendus, ou donnés, ou tout simplement abandonnés.
La petite chienne d'usine, quant à elle,
continuera à vivre dans sa misérable cage. Elle aura tous les ans deux portées,
laissant ses mamelles distendues et enflées. Faute de nourriture appropriée,
d'exercices et de soins, chaque fois qu'elle donnera naissance à des petits,
elle s'affaiblira d’avantage. Maigre et sale, elle souffrira de maladies de la
peau, de déformations aux pattes, elle perdra ses poils par plaques...
Et, après
5 ou 6 ans, devenue incapable de produire d'autres chiots, elle sera tuée par
de quelconques méthodes douteuses, noyée par exemple, ou envoyée dans des
laboratoires de recherches. Il en ira ainsi des chiens non vendus ou malades.
Lorsque vous achetez un chiot, un chaton, ou tout autre animal dans une animalerie, un marché aux puces, un chenil, ou par Internet, vous risquez sans le savoir, de financer un commerce extrêmement cruel !

Il
n'est pas rare de retrouver dans des animaleries, des chiots beaucoup trop
jeunes, ou d'autres devenus trop gros pour leur cage. Certains ont les yeux qui
coulent, d'autres ont la diarrhée, d'autres pleurent sans arrêt ou ont développé
des comportements anormaux. Ces endroits sont souvent surchauffés ou trop
climatisés et les chiots n'ont pas toujours accès à de l'eau pour se désaltérer.
Dans certaines animaleries, les animaux ne peuvent faire aucun exercice et sont
confinés dans de toutes petites cages accessibles aux passants qui peuvent
constamment les manipuler.
Les gens qui s’imaginent sauver un petit
chien en l'achetant dans une animalerie ne font bien souvent que perpétuer un
commerce cruel. Chaque fois qu’un chiot est vendu, il est aussitôt remplacé
par un autre. Plusieurs chiots achetés dans des animaleries sont ramenés pour
diverses raisons: problèmes congénitaux, respiratoires, insuffisance rénale,
dysplasie de la hanche, diarrhée, surdité, problèmes de comportement... Si le
chiot est malade ou meurt peu après l'achat, la majorité des propriétaires
d'animaleries offriront un autre chiot au client plutôt qu'un remboursement.
Si
vous tenez absolument à posséder un chien, visitez un éleveur réputé, sérieux
et fiable qui se soucie des chiens qu'il élève, qui les aime et les fait
soigner quand ils en ont besoin. Même si ces chiots coûtent un peu plus cher,
vous aurez au moins la garantie que celui que vous achetez est en bonne santé.
Vous seriez également étonnés du nombre de chiots ou de chiens de race que
l'on peut retrouver dans les refuges et les SPA. En adoptant dans un refuge,
vous contribueriez ainsi à sauver la vie d'un animal qui autrement serait
euthanasié.
© 2005 Aequo-Animo - Tous droits réservés
05 octobre 2009
La condition animale
29 septembre 2009
10 bonnes raisons de ne pas se rendre dans un delphinarium
…ou pourquoi devenir dresseur de dauphins n’est pas un métier d’avenir
Les delphinariums renvoient l’image d’un dauphin joueur, docile et prompt à nous divertir. Mais derrière cette façade se cache une réalité plus triste : celle d’animaux intelligents asservis par la nourriture et souffrant de la captivité.
A l’occasion de la semaine internationale du dauphin captif (du 1er au 7 juillet), voici dix bonnes raisons de ne pas se rendre dans les endroits qui exhibent des dauphins captifs.
Elles sont également valables pour ceux et celles qui envisageraient de devenir un jour dresseur ou dresseuse de dauphins. Heureusement, il existe d’autres métiers permettant de vivre sa passion.
1. Les dauphins captifs sont contrôlés par la nourriture. Un
grand dauphin peut ingurgiter jusqu’à 25 kilos de poisson par jour ! Un
tour contre un poisson représente donc une maigre récompense. Dès
qu’ils sont rassasiés, les dauphins cessent d’obéir aux ordres qu’on
leur donne. C’est ce qu’explique Richard O’Barry dans son interview et c’est pour cette raison que l’ex-entraîneur des dauphins de Flipper utilisait cinq Tursiops sur le tournage de la série.
2. Un dauphin captif vit beaucoup moins longtemps qu’un dauphin libre. Un
dauphin sauvage peut atteindre l’âge de 40-50 ans. Dans les
delphinariums, l’espérance de vie est au minimum réduite de moitié. Les
dauphins sont sujets au stress, à des maladies de peau dues à l’eau
chlorée, et il leur arrive de s’auto-mutiler voire de se suicider…
(“Flipper s’est suicidé”, ainsi que l’affirme Richard O’Barry dans ce reportage.)
3. Les dauphins des parcs aquatiques doivent, bien souvent, être capturés en milieu sauvage. Dans
les delphinariums, la reproduction est difficile (bien qu’existante).
En plus de blesser voire de tuer des dauphins durant la capture, ces
enlèvements ont des effets terribles sur les groupes de dauphins
sauvages, qui se voient amputés de l’un ou de l’une des leurs. Les
dauphins sont des animaux hyper-sociaux et c’est toute leur vie qui peut se voir bouleversée par la perte de l’un des leur.
4. Les
dauphins enfermés dans les parcs aquatiques, en l’occurrence s’ils ont
été capturé en pleine mer, se retrouvent éloignés de tous ceux avec qui
ils vivaient. Ils proviennent de lieux et de groupes
différents ; ils n’ont pas la même langue, pas la même culture. Ils se
retrouvent obligés de vivre avec des inconnus et cela contribue à leur
stress.
5. La demande entretenue par les delphinariums mène entre autres aux massacres qui se déroulent au Japon. Cette réalité est décrite dans le film The Cove.
On y voit les pêcheurs procéder à de grands rassemblements, puis trier
les plus beaux “spécimens” qui peuvent être revendus aux delphinariums
à des prix atteignant 150 000 $. Quant aux milliers d’autres dauphins,
ils sont massacrés, puis découpés pour être distribués sur les marchés
japonais ou dans les cantines scolaires. Agissez dès aujourd’hui en
signant cette pétition contre les massacres de Taiji !
6. Les parcs aquatiques participent d’une forme de mauvaise éducation. Voir
des dauphins enfermés, malades et stressés, en train d’effectuer des
acrobaties ne contribue pas à éduquer le public sur les comportements
de ces créatures. Les employés des delphinariums prétendent que les
dauphins adorent faire des pitreries, qu’ils sont contents d’être là…
Mais il s’agit d’animaux sauvages, qui n’ont pas pour vocation de nous
divertir et ont, au contraire, droit à leur liberté.
7. Aller voir les dauphins captifs, c’est conforter l’idée qu’il existe une forte demande pour ce genre de spectacles.
C’est donc participer à la prospérité de cette industrie. L’argent est
ici le nerf de la guerre : si les delphinariums n’étaient pas
rentables, ils n’existeraient plus depuis longtemps.
8. Etre enfermé, c’est ne plus pouvoir vivre une vie décente.
La captivité est incompatible avec la satisfaction des besoins naturels
du dauphin. Dans l’océan, il chasse et peut parcourir des centaines de
kilomètres par jour. Dans les delphinariums, il mange du poisson mort
et tourne en rond dans son bassin. Son dressage et ses conditions de
vie finissent par le détruire ; le dauphin captif devient fou, se
livrant à l’inceste, à l’automutilation, à des comportements
contre-nature.
Dauphin devenu fou se jetant hors de son bassin. Source : www.dauphinlibre.be
9.
Acheter des places pour un spectacle de cétacés dans un parc aquatique,
c’est peut-être contribuer à la rétention d’informations sur les
réelles capacités des dauphins. Aux Etats-Unis, recherche
militaire et industrie des delphinariums sont liées par des intérêts
communs. C’est ce que soutient entre autres Kenneth LeVasseur
: si certains scientifiques financés par l’Office of Naval Research
(c’est-à-dire, une bonne partie d’entre eux !) estiment si basse
l’intelligence des dauphins, c’est parce qu’il serait éthiquement
inacceptable de garder captifs des animaux d’une intelligence
comparable à la nôtre.
10. La meilleure raison pour ne pas se rendre dans un delphinarium c’est que si l’on aime les dauphins, on ne peut pas accepter de les voir souffrir ainsi.
Il est possible de partir à la rencontre des dauphins tout en les
respectant : en allant dans leur milieu de vie naturel plutôt qu’en les
extrayant de force pour les incarcérer dans le nôtre. Les dauphins
sauvages nous témoignent depuis des millénaires une véritable amitié :
ils accompagnent nos bateaux, nagent avec nous, viennent à notre
rencontre, lient des histoires d’amitié, voire nous secourent en cas de
danger.
Pour conclure…
“Se rendre comme maître et possesseur de la nature”
disait Descartes… L’humanité se comporte comme tel, aussi bien
vis-à-vis de notre patrimoine écologique mondial que des dauphins. Mais
ce droit devrait engager une responsabilité et des devoirs. Pour cette
raison, prendre le parti de respecter les dauphins comme des êtres
intelligents, sensibles, sociaux et complexes est le seul choix
éthique. Participer à une exploitation immorale, ce n’est pas agir de
la bonne manière pour les dauphins. Il y d’autres façon de découvrir
les dauphins que les delphinariums. Et il existe beaucoup d’autres
métiers que dresseur pour vivre sa passion et témoigner de son amour
des dauphins.
A lire :
. Confessions d’un dresseur de dauphins, par Hélène O’Barry.
. Ce témoignage d’une spectatrice écœurée et attristée par ce genre de spectacle sur le site d’Yvon Goddefroid (une référence sur la question).
. L’interview de Richard O’Barry.
Si ces raisons vous ont convaincu de ne plus vous rendre dans les delphinariums, vous voudrez également signer cette pétition :
![]()
26 septembre 2009
Onfray et les antispécistes
Je retranscris ci-dessous l’article du philosophe libertaire Michel Onfray publié dans Siné Hebdo (n°50 – 19 août 2009, 2€ dans tous les bons kiosque).

Aujourd’hui, contre le féroce anthropocentrisme régnant, des
gens se lèvent enfin, oh très peu, comme certains s’étaient élevés
contre l’esclavage à une certaine époque. On aurait dit : qu’est-ce
qu’ils ont ceux-là ? Ils s’appellent
antispécistes.
Michel Onfray nous a tout expliqué la semaine dernière. Il les approuve mais s’insurge contre les plus extrémistes qui finiront par se faire leur George Besse, leur Aldo Moro et contre un de leurs leaders qui fait de l’abattoir d’animaux le strict équivalent de la solution finale. Ce qui fait la différence c’est la haine.
Mais la relation avec les animaux est une grande question de notre temps, dis-je pompeusement.
Jackie Berroyer
Les antispécistes mènent un combat qui les honore : ils luttent contre cette idée chrétienne qui consiste à dire que l’homme a été créé par Dieu comme preuve du couronnement de Son génie, que, de ce fait, il domine la nature et qu’il a donc le droit d’user des animaux comme il l’entend pour son loisir, son travail, sa nourriture et son bon plaisir. Que des militants de cette cause existent est une bonne chose. Que le philosophe Peter Singer mène ce combat dans La Libération animale (Grasset) avec des arguments qui ébranlent toute conscience formatée au rationalisme occidental, dont moi, est également intellectuellement salutaire.
Depuis sept ans que j’enseigne une histoire alternative de la philosophie à l’université populaire de Caen en mettant en avant les penseurs atomistes, les épicuriens, les athées, les hédonistes, les sensualistes, les matérialistes, les anarchistes, j’ai découvert que la plupart de ces philosophes oubliés, négligés, écartés, défendaient cette thèse radicale : il n’y a pas une différence de nature entre les hommes et les animaux (ce qu’affirment les judéo-chrétiens) mais une différence de degrés (ce que disent les antispécistes) . Ce qui change tout…
Le combat antispéciste est légitime quand il nous invite à réfléchir sur la souffrance animale, la légitimité de l’expérimentation scientifique avec les bêtes, le bien-fondé du végétarisme (auquel toute conscience qui s’exerce un tant soit peu à la réflexion ne peut que consentir intellectuellement…), les conditions indignes de l’élevage industriel, la tragédie que représente philosophiquement l’abattage programmé d’êtres vivants, la sauvagerie de toute spectacularisation de la mort comme dans le cas de la corrida ou des combats de coqs, la honte associée à toute entreprise carcérale de type zoo, et la nécessité de penser autrement notre rapport aux animaux. Sur ce terrain, notre humanité patine, elle retarde, elle périclite.
Je ne peux voir un chargement de veaux, de porcs ou de moutons dans un camion qui se dirige vers l’abattoir sans une immense empathie, une véritable souffrance physiologiquement expérimentée, une honte d’être un homme dont la tribu s’arroge le droit de ces odieux charrois. Mais je ne puis accepter que des militants antispécistes, dont parfois Peter Singer, assimilent ces convois aux trains de la mort qui conduisaient des déportés vers les chambres à gaz ou fassent de l’abattoir le strict équivalent de la solution finale…
J’ai le cœur retourné devant les images de taureaux sacrifiés dans des arènes, d’animaux torturés dans des laboratoires, de phoques massacrés sur la banquise, de compagnons domestiques suppliciés par des crétins qui ne les valent pas. Mais je m’insurge que des commandos déterrent l’urne funéraire de la mère du patron de Novartis (le laboratoire qui expérimente sur des animaux), profanent sa tombe avec des inscriptions insultantes, incendient des domiciles, menacent de mort, promettent d’enlever les enfants des responsables de cette entreprise, fassent courir de fausses réputations de pédophilie sur ces gens-là, car… les bêtes ne manifestent pas cette inhumanité-là ! Et pour cause… Ces personnes montrent qu’il existe tout de même une différence entre les hommes et les animaux : seuls les premiers jouissent de mal qu’ils font. J’invite ces « humains » à prendre des leçons auprès des animaux…
Michel Onfray, Siné Hebdo n° 50, 19 août 2009
05 septembre 2009
Charal : la cruauté, c’est son métier
Charal: le dégoût de la viande
La vidéo sur http://www.l214.com/video/charal
Comble de l’hypocrisie:
Charal demande le retrait des images du Net pour ne pas choquer les enfants...
Sébastien Arsac, porte-parole de L214 : «Hier, Charal communiquait en se vantant d’avoir donné un nom à la viande, eh bien, aujourd’hui, nous lui donnons un visage, le vrai visage de la viande. Si nous avons cherché à filmer des images de l’intérieur d’un abattoir Charal, ce n’est pas pour le plaisir sadique de voir mourir des animaux, mais c’est pour témoigner de ce que vivent vraiment les animaux dans les abattoirs. En France, chaque jour, plus de 3 millions d’animaux sont tués pour la consommation. Il faut arrêter de penser que les animaux sont câlinés dans leurs derniers instants. Les images sont perturbantes, mais il ne faut pas se voiler la face: avant le steak, il y avait un animal, et soyez assurés qu’on souffre dans les abattoirs. À chacun maintenant de faire son propre travail sur sa responsabilité dans ce massacre.»
La réglementation n’y étant pas respectée, la
souffrance des bovins, suspendus à la chaîne d’abattage en pleine
conscience, dure de longues minutes. Quant à l’abattage rituel,
l’immobilisation, obligatoire, n’est pas maintenue pendant la saignée :
infractions répétées et quotidiennes. Les services vétérinaires sont
mis en cause.
• Rebondissement. Vendredi 4 septembre, Charal nous met en demeure par courrier de retirer la vidéo de notre site, arguments juridiques et menace de procès à l’appui. Nous n’entendons pas céder à la pression. Ce n’est pas notre genre. Il nous semble légitime de permettre à nos lecteurs de continuer à pouvoir visionner cette vidéo. Pour autant, nous publions également, ci-dessous, la lettre reçue faisant état des arguments de la société Charal. Voici la lettre :
Cliquez sur les pages pour les agrandir
• La résistance s'organise! Ensemble, on est plus forts: déjà, de nombreux blogs diffusent la vidéo, ça circule, ça circule, ça se multiplie, et Charal n’y pourra rien: c’est la magie d’Internet!
Luce Lapin
5 septembre 2009
lucelapin@charliehebdo.fr
26 août 2009
Elevage concentrationnaire
A Pélissanne, le chenil de la honte
Les chats et les chihuahuas ont été confiés aux SPA de Salon et Cabriès. Les rottweillers seront récupérés demain matin.
Dans la campagne entre Pélissanne et
Lançon-de-Provence, une trentaine de chats (sacré de Birmanie), une
dizaine de chihuahuas et une cinquantaine de rottweillers (chiens de 2e
catégorie dont l'élevage est autorisé) étaient voués à une mort
certaine dans cet "élevage" qu'un gendarme qualifiera de "camp de concentration pour animaux".
C'est à la suite de plusieurs plaintes de clients que les services de
la répression des fraudes tomberont sur ce qui est aujourd'hui un
véritable mouroir pour chiens et chats. Une opération exceptionnelle de
sauvetage et de récupération des animaux a été conduite hier (et se
poursuivra demain), à la demande du parquet d'Aix-en-Provence, par la
gendarmerie de Lançon et les services vétérinaires de la Préfecture.
"C'est la première fois que nous conduisons une action d'une telle ampleur, explique Fabrice Michel vétérinaire à la DDSV (direction département des services vétérinaires). "Nos services avaient à plusieurs reprises mis en demeure la propriétaire mais sans effet."
Ce qu'ils vont trouver sur place dépasse l'entendement : des chiens et
des chats entassés sans soin, ni eau, ni nourriture pour la plupart,
couverts de parasites dans un espace clos, une chienne rottweiller
enfermée avec ses chiots dans une dépendance de ce qui était la cuisine
de la maison et tout autour de l'habitation des cages en fer où
trépignent des molosses, des rottweillers jeunes ou adultes.
Le tout enveloppé d'une puanteur de cadavre ! Cadavres que l'on
retrouvera à quelques mètres à peine sur un tas de sacs poubelles.
"C'est
une dame qui a commencé par un élevage de chats (le lieu s'appelle
toujours "la chatterie") et qui s'est laissée débordée. Elle s'est même
fait attaquée par ses chiens", explique un gendarme.
La
propriétaire des lieux a été placée en garde à vue et sera présentée au
juge cet après-midi. Elle risque une lourde amende, une peine de prison
avec sursis et la suppression de sa capacité d'éleveur. Au vu de la
quantité d'animaux à récupérer, les refuges de Salon, Cabriès et Paris
(pour les rottweiller) ont été sollicités. "Les animaux seront placés chez eux en attendant la décision du juge et la possibilité de les proposer à l'adoption".
Comment se fait-il qu'une telle situation puisse subsister?
"On était dans une impasse, l'expression mouroir prenait tout son sens,
on ne pouvait donc plus attendre. Des courriers étaient envoyés depuis
2007, par rapport à des manquements réglementaires qui ne mettaient
alors pas en péril les animaux, mais depuis 2009 des plaintes de client
se sont multipliées et il y a eu intervention."
Les animaux représentant une valeur marchande semblaient mieux soignés que les autres précise le vétérinaire.
Que vont devenir les animaux?
"Trois associations ont bien voulu prendre en charge les animaux,
notamment la SPA de Salon-de-Provence pour les chihuahuas et les chats.
Quant aux rottweilers, la SPA de Paris devrait venir s'en occuper, ils
devraient être évacués mercredi."
Fabrice Michel, DDSV.
La propriétaire du chenil de la honte mise en examen
Le tribunal d'Aix-en Provence a mis en examen la propriétaire de ce chenil - véritable mouroir pour chiens et chats situés dans la campagne entre Pélissanne et Lançon-de-Provence - dans lequel les gendarmes, les services vétérinaires du département et les SPA de Salon et Cabries étaient intervenus pour récupérer des dizaines d'animaux en danger et maltraités.
Cette femme d'une quarantaine d'année a par ailleurs interdiction de se rendre sur place jusqu'à demain soir c'est à dire avant l'évacuation totale de tous les animaux. Il lui a aussi été clairement spécifié l'interdiction d'exercer une profession quelconque ayant un lien avec les animaux de manière professionnelle ou bénévole. Une instruction a été ouverte pour faire toute la lumière sur les activités de cet élevage.
Demain matin dès 8h30, les gendarmes de Lançon-de-Provence, une équipe cynophile basée à Salon-de-Provence, et les services vétérinaires se rendront à nouveau sur place au lieu dit la Chatterie, pour récupérer 50 Rottweilers jeunes et adultes.
Source : LaProvence.com































